Halte à l’homophobie

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L’homophobie désigne la peur et le dégoût envers les homosexuels. Un homosexuel est un homme ou une femme qui est attiré(e) par les personnes du même sexe.

Les homosexuels que l’on appelle aussi gays, souffrent de préjugés : ainsi on entend des propos tels que « les hommes aiment le rose », « les homos sont sont efféminés alors que les filles ressemblent à des hommes », « il faut éviter de les approcher sous peine de devenir comme eux ! », etc.

Aujourd’hui en France, les homosexuels subissent encore des discriminations bien que la loi française l’interdise. Il arrive qu’ils soient harcelés, brutalisés ou traités différemment à cause de leur sexualité. « Il est aujourd’hui interdit de demander des renseignements sur les habitudes sexuelles d’un postulant à un travail. Mais en réalité, je ne suis pas certaine que cette règle soit toujours appliquée » déplore Mme Mahieu-Marziou, professeure documentaliste. « Un homosexuel peut difficilement donner son sang, ce n’est pas juste. » ajoute son collègue de mathématiques.

Mais comment est-ce que cela se passe entre adolescents au collège ? Pour le savoir, les Normandisent ont interrogé Mme Colin-Soubien, directrice de la SEGPA du collège Jean Monnet.

Trois questions à Mme Colin-Soubien

Que pensez-vous de l’homophobie ?

J’en pense la même chose que toute discrimination, quelle soit physique, basée sur les origines, la religion, le handicap … Faire une différence avec une personne parce qu’elle est différente me fait horreur ! Quand des gens sont homophobes, c’est souvent par peur, car ils ne sont pas concernés directement.

Avez-vous déjà été affrontée à des cas d’homophobie au collège ?

Non. On sait que sur la cour de récréation, il y a des insultes homophobes qui fusent, telles que « PD ». Mais ce n’est pas dit avec une réelle volonté homophobe. Au collège, la relation amoureuse n’est pas le plus important pour les élèves. Les élèves sont trop jeunes pour parler, pour connaître avec certitude leur future orientation sexuelle, quelle qu’elle soit.

Comment doit réagir un chef d’établissement face à un cas d’homophobie au sein de son établissement ?

Il doit être protecteur, comme tout adulte travaillant dans l’établissement. L’élève victime doit se sentir en sécurité, il doit être entendu et protégé. Néanmoins, il faut aussi discuter avec l’élève qui insulte. La sanction doit être proportionnelle à l’acte et à la faute commise. Si l’insulte est volontaire voire violente, la sanction peut aller de la retenue à l’exclusion et au conseil de discipline.

Julien Holmaert, 3e. Illustration : Ilovegenerator
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Bonne année 2018 !

téléchargementBientôt nous serons en 2018, une nouvelle année commencera, l’occasion aussi de fêter, la nuit de la Saint Sylvestre, les douze mois qui viennent de s’écouler.

Sortons pour l’occasion le champagne pour les plus grands et le champomy  et autres boissons non alcoolisées pour les plus jeunes. Rien de tel qu’une belle fête où se mêlent la joie, la bonne humeur et le plaisir de passer un bon moment en famille ou entre amis.

J’ai interviewé quelques personnes du collège : les traditions vont être respectées en ce dernier soir de l’année. Certaines personnes ont prévu de passer ce moment en famille et d’autres vont passer le soir avec simplement avec des amis proches ou en faisant la fête avec eux. Certaines personnes ont prévu d’organiser de grands repas alors que d’autres, pour passer le temps, vont jouer, entre amis, à des jeux de société jusqu’au compte à rebours.

Car ce qui compte, c’est de ne pas être seul quand résonnent les douze coups de minuit !

Car lorsque minuit sonne, tous les invités se font la bise en se souhaitant la bonne année, souvent en trinquant : « Bonne année, bonne santé ! ». Et beaucoup sortent leurs portables qui bippent de tous les messages de bons vœux qui arrivent.

En avance, les Normandisent en profitent pour vous souhaiter eux aussi, une belle année 2018 !

Dragin Hugo, 4e, illustration : image libre de droits / Pixabay

Pour ou contre les JO 2024 à Paris ?

7258131_paris-2024-embleme-transitoire_1000x625En 2024, les jeux olympiques vont se passer à Paris.

La dernière fois que Paris a accueilli les JO, c’était en 1924. Ça va être la troisième fois que Paris accueille les jeux olympiques, le budget annoncé est de 6,6 milliard d’euros.

Les Normandisent ont interviewé des adultes de l’établissement pour connaître leur avis sur ces futurs Jeux Olympiques. Ils n’ont pas tous la même opinion !

Il y a ceux qui sont pour …

« Ca va relancer le tourisme de la France qui est détérioré à cause des attentats » explique Alexis, assistant pédagogique.  Claudia, sa collègue du Bureau de la Vie Scolaire, partage son opinion : « je suis pour, cela montre le côté sportif de notre pays, cela va faire du bien à l’image de la France et au tourisme. ». Plusieurs personnes interviewées soulignent les avantages économiques : « Cela va rapporter de l’argent ! ». D’autres pensent que les sportifs français seront plus motivés et gagneront plus de médailles. « En plus, on va découvrir de nouveaux sports » rappelle Loïse, surveillante. « C’est top, c’est dans notre pays, j’espère bien que je pourrais assister à des épreuves d’athlétisme ! » s’enthousiasme Mme Isabelle, enseignante de physique.

Il y a aussi le clan du contre.

Corinne, collègue de Loïse pense que « c’est scandaleux car ce sont les Français qui vont financer les travaux d’aménagement des structures et les billets seront au même prix pour tout le monde, il n’y aura pas de prix « spécial » pour les français. » M. Monsimier, professeur d’histoire-géographie est également opposé car « les Français vont payer les dépenses alors que les grosses entreprises vont récupérer les bénéfices. Les jeux olympiques sont devenus commerciaux et non sportifs. Ce fut le cas pour le Brésil 2016, la Grèce en 2004. »

Les Normandisent eux sont déjà prêts à encourager tous les sportifs participants !

Emma Hée, 5e – illustration : logo officiel

Les slogans s’affichent sur les vêtements

Sous leur manteau, les élèves laissent entrevoir des tee-shirts, sweats ou pulls porteurs d’un texte. En effet, des phrases de toutes langues sont aujourd’hui imprimées sur les vêtements portés par les jeunes.

Ce n’est que récemment que ces vêtements avec des messages sont apparus et devenus à la mode.

20171120_171332_resizedCes messages peuvent être représentatifs de la personnalité ou du physique de celui qui le porte, ou ne pas correspondre du tout au contraire : « Marre d’avoir toujours raison », « Si je n’existais pas il faudrait m’inventer », « Parfaite et modeste », « 100% licorne », « Je suis chic » …

Parfois ces messages sont en anglais : « Don’t look in the ocean », « Find the perfect fit », « Varsity girl », « Everything but love » … La plupart des élèves savent-ils ce que signifient ces messages et quelle image d’eux ils donnent alors ? Certains, comme Lise, élève de 5e, cherchent à comprendre en demandant à leur famille. « Moi, je cherche la traduction pour l’expliquer aux autres », raconte un de ses camarades. D’autres, comme Maxime, s’en moquent.

Qu’en pensent les adultes ? « Je trouve cette mode amusante et bonne-enfant, ajoute Mme Mahieu, notre documentaliste, parfois la citation correspond parfaitement à l’élève, et parfois pas ! Je préfère cela à certains motifs agressifs comme les têtes de mort. » Il existe, d’ailleurs, beaucoup de vêtements pour adultes qui portent eux aussi des citations.

Finalement, ces inscriptions plaisent à beaucoup de monde. Espérons alors que la mode va continuer !

Lya Coquet, 5e, photographie personnelle

Notre voix peut tout changer !

11_candidatsLes jeunes membres des Normandisent s’intéressent à la politique en général, et aux présidentielles en particulier. Au lendemain du premier tour de l’élection, ils ont voulu savoir à quel point les candidats se souciaient d’eux et de leurs préoccupations et si leurs camarades partageaient leur intérêt.

Les élèves ont décrypté les programmes des candidats pour la jeunesse. Parfois en vain : « c’est choquant que certains ne parlent pas d’éducation » souligne l’un d’eux. Si mettre moins d’élèves par classe fait l’unanimité, le port de l’uniforme suscite davantage de débats : « je suis contre car on a le droit de s’habiller comme on veut », « c‘est mieux car ça évite les critiques ». Si l’éducation les intéresse car cela les concerne directement, l’écologie, présente dans les programmes, est également au coeur de leurs préoccupations, tous voulant « réduire la pollution ». Certains iraient même plus loin que B. Hamon et ses menus bio à la cantine en rêvant au retour des « voitures à pédales » !

infographie1Même si les collégiens en général se sentent peu concernés par la politique, « je n’y comprends rien », « je suis trop jeune», « ils font des promesses qu’ils ne tiennent pas », « ça m’énerve ces débats inutiles», les présidentielles ont soulevé leur intérêt. 93 % des élèves interrogés connaissaient, au lendemain du premier tour, le nom des deux candidats vainqueurs. La grande majorité l’a appris par la télévision, quelque uns, comme Mattéo, par les réseaux sociaux ou par leurs parents. La plupart savent même pour qui ils voteraient s’ils étaient en âge de le faire : 63% pour Macron, 11% pour Le Pen. Beaucoup regrettent de ne pas avoir pu voter, s’exprimer et s’interrogent même sur l’influence des sondages qui ont précédé le vote : « ils inventent des choses et ça marche ! ».

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Et en 2022 pour les prochaines présidentielles ? Les élèves de 3e pensent que le droit de vote est important car cela « peut changer le cours des choses ». Mais si les candidats veulent vraiment les intéresser à la politique, il leur faut « tenir leurs promesses », « simplifier les programmes », « proposer des choses possibles, cohérentes avec la vraie vie ». Certains vont même jusqu’à rêver d’une VIè République ! Ils iront voter car ce sera « l’occasion de donner son avis », un vrai « devoir de citoyen ».

Article collectif rédigé dans le cadre du concours « Reporter 2.0 » Tendance Ouest / Clemi

Photographie et infographies personnelles

Les présidentielles : trois questions à une conseillère départementale

beatriceguyotorne2015flers1cflecrenay0415Mme Guyot est conseillère départementale de l’Orne depuis mars 2009. Elle y représente le canton de Flers 1 dont Landisacq, sa commune d’habitation, fait partie. Elle est membre active de la commission de l’éducation, de la culture et du sport qui est en particulier responsable de l’ensemble des dossiers liés aux collèges.

Béatrice Guyot est régulièrement présente au collège Jean Monnet et s’intéresse de près à toutes les actions culturelles qui y sont menées.

Les Normandisent ont eu envie, dans le contexte des présidentielles, d’en savoir un peu plus sur elle. Mme Guyot s’est très gentiment prêtée au jeu des « trois questions à ».

  • Pourquoi vous êtes vous engagée dans la politique ?

J’ai commencée par m’engager dans la vie publique, par l’intermédiaire d’associations syndicales en particulier dans le monde scolaire. J’ai ensuite été sollicitée pour devenir maire adjointe de ma commune, Landisacq. Plus tard, on est venu me demander d’être candidate à l’élection des conseillers départementaux, je faisais équipe avec un collègue car il y a obligation de se présenter en bînome respectant la parité homme-femme. Ca a été mon premier vrai engagement politique.

  • Que pensez-vous de l’actuelle campagne présidentielle ?

La campagne est polluée par les scandales. Le danger de l’arrivée des extrémistes au pouvoir change le fond des débats. Je regrette le peu de discussion sur les projets.

  • Trouvez-vous normal qu’il y ait si peu de femmes à se présenter à l’élection présidentielle ?

Non, il n’est pas normal que seules deux femmes réussissent à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter. De toute façon la place des femmes n’est toujours pas admise en politique. Par exemple, au conseil départemental, nous sommes élues au même titre que notre binôme masculin mais souvent nous sommes prise pour sa remplaçante.

Néo Dubois, 6e

Source : http://www.orne.fr/conseillere-departementale/b-atrice-guyot

BIENTÔT LES PRESIDENTIELLES

borders-1296793_960_720Le premier tour des présidentielles en France, va avoir lieu le dimanche 23 avril et le deuxième tour, s’il a lieu, quinze jours plus tard.

A cette occasion, les français vont élire le remplaçant de François Hollande qui ne se représente pas. Il y a 11 candidats : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau et François Fillon.

Certains sont connus, d’autres moins : « Il y a toujours des petits candidats en marge, la campagne présidentielle leur permet de montrer que leur parti existe et ça prouve que tout citoyen peut être candidat », souligne un enseignant présent. Les favoris sont Marine Le Pen pour le Front National, Jean-Luc Mélenchon pour le Parti de Gauche, Emmanuel Macron pour En Marche, Benoît Hamon pour le PS et François Fillon pour Les Républicains.

Tous veulent être président, mais quel est le rôle du président de la République ? Son rôle est important : il est le protecteur et le garant du bon fonctionnement des institutions ; le gardien de l’intégrité du territoire national ; le chef des armées… C’est la personnalité la plus importante de France. Aujourd’hui, tout citoyen français peut se présenter à l’élection s’il a plus de 18 ans, est de nationalité française et a recueilli 500 signatures d’élus d’au moins 30 départements différents. Il s’agit des maires, des députés, des sénateurs, des parlementaires européens, des conseillers régionaux et départementaux.

Comment est-il élu ? En France, l’élection présidentielle, depuis 1965, est au suffrage universelle direct, c’est-à-dire que les électeurs élisent directement le président. Auparavant, les députés désignaient le président.

Toute personne majeure et de nationalité française peut voter pour les présidentielles. Il faut obligatoirement être en possession de ses droits civils et politiques et être inscrit sur les listes électorales. « Je suis mineur, je ne peux pas voter ! J’ai hâte de voter pour la personne qui nous dirige. Même si je suis jeune, j’ai des idées. Je ne voterais pas par exemple pour quelqu’un qui veut rendre l’uniforme obligatoire à l’école » souligne un jeune collégien.

Si un candidat obtient la majorité absolue (50% + 1 voix) il est élu au premier tour. Dans le cas contraire, un deuxième tour est organisé entre les deux premiers du premier tour. A l’issu de ce second tour, le Président de la République Française est élu.

La première élection a eu lieu en 1848, et Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er a été élu. La dernière a eu lieu en 2012 et a vu la victoire de François Hollande contre Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, l’élection présidentielle se tient tous les 5 ans, alors qu’elle se tenait tous les sept ans jusqu’en 2000. « Vivement 2027 pour que je puisse voter ! »

Néo Dubois 6e, illustration libre de droit, Pixabay