Notre voix peut tout changer !

11_candidatsLes jeunes membres des Normandisent s’intéressent à la politique en général, et aux présidentielles en particulier. Au lendemain du premier tour de l’élection, ils ont voulu savoir à quel point les candidats se souciaient d’eux et de leurs préoccupations et si leurs camarades partageaient leur intérêt.

Les élèves ont décrypté les programmes des candidats pour la jeunesse. Parfois en vain : « c’est choquant que certains ne parlent pas d’éducation » souligne l’un d’eux. Si mettre moins d’élèves par classe fait l’unanimité, le port de l’uniforme suscite davantage de débats : « je suis contre car on a le droit de s’habiller comme on veut », « c‘est mieux car ça évite les critiques ». Si l’éducation les intéresse car cela les concerne directement, l’écologie, présente dans les programmes, est également au coeur de leurs préoccupations, tous voulant « réduire la pollution ». Certains iraient même plus loin que B. Hamon et ses menus bio à la cantine en rêvant au retour des « voitures à pédales » !

infographie1Même si les collégiens en général se sentent peu concernés par la politique, « je n’y comprends rien », « je suis trop jeune», « ils font des promesses qu’ils ne tiennent pas », « ça m’énerve ces débats inutiles», les présidentielles ont soulevé leur intérêt. 93 % des élèves interrogés connaissaient, au lendemain du premier tour, le nom des deux candidats vainqueurs. La grande majorité l’a appris par la télévision, quelque uns, comme Mattéo, par les réseaux sociaux ou par leurs parents. La plupart savent même pour qui ils voteraient s’ils étaient en âge de le faire : 63% pour Macron, 11% pour Le Pen. Beaucoup regrettent de ne pas avoir pu voter, s’exprimer et s’interrogent même sur l’influence des sondages qui ont précédé le vote : « ils inventent des choses et ça marche ! ».

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Et en 2022 pour les prochaines présidentielles ? Les élèves de 3e pensent que le droit de vote est important car cela « peut changer le cours des choses ». Mais si les candidats veulent vraiment les intéresser à la politique, il leur faut « tenir leurs promesses », « simplifier les programmes », « proposer des choses possibles, cohérentes avec la vraie vie ». Certains vont même jusqu’à rêver d’une VIè République ! Ils iront voter car ce sera « l’occasion de donner son avis », un vrai « devoir de citoyen ».

Article collectif rédigé dans le cadre du concours « Reporter 2.0 » Tendance Ouest / Clemi

Photographie et infographies personnelles

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Les présidentielles : trois questions à une conseillère départementale

beatriceguyotorne2015flers1cflecrenay0415Mme Guyot est conseillère départementale de l’Orne depuis mars 2009. Elle y représente le canton de Flers 1 dont Landisacq, sa commune d’habitation, fait partie. Elle est membre active de la commission de l’éducation, de la culture et du sport qui est en particulier responsable de l’ensemble des dossiers liés aux collèges.

Béatrice Guyot est régulièrement présente au collège Jean Monnet et s’intéresse de près à toutes les actions culturelles qui y sont menées.

Les Normandisent ont eu envie, dans le contexte des présidentielles, d’en savoir un peu plus sur elle. Mme Guyot s’est très gentiment prêtée au jeu des « trois questions à ».

  • Pourquoi vous êtes vous engagée dans la politique ?

J’ai commencée par m’engager dans la vie publique, par l’intermédiaire d’associations syndicales en particulier dans le monde scolaire. J’ai ensuite été sollicitée pour devenir maire adjointe de ma commune, Landisacq. Plus tard, on est venu me demander d’être candidate à l’élection des conseillers départementaux, je faisais équipe avec un collègue car il y a obligation de se présenter en bînome respectant la parité homme-femme. Ca a été mon premier vrai engagement politique.

  • Que pensez-vous de l’actuelle campagne présidentielle ?

La campagne est polluée par les scandales. Le danger de l’arrivée des extrémistes au pouvoir change le fond des débats. Je regrette le peu de discussion sur les projets.

  • Trouvez-vous normal qu’il y ait si peu de femmes à se présenter à l’élection présidentielle ?

Non, il n’est pas normal que seules deux femmes réussissent à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter. De toute façon la place des femmes n’est toujours pas admise en politique. Par exemple, au conseil départemental, nous sommes élues au même titre que notre binôme masculin mais souvent nous sommes prise pour sa remplaçante.

Néo Dubois, 6e

Source : http://www.orne.fr/conseillere-departementale/b-atrice-guyot

BIENTÔT LES PRESIDENTIELLES

borders-1296793_960_720Le premier tour des présidentielles en France, va avoir lieu le dimanche 23 avril et le deuxième tour, s’il a lieu, quinze jours plus tard.

A cette occasion, les français vont élire le remplaçant de François Hollande qui ne se représente pas. Il y a 11 candidats : Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jacques Cheminade, Jean Lassalle, Jean-Luc Mélenchon, François Asselineau et François Fillon.

Certains sont connus, d’autres moins : « Il y a toujours des petits candidats en marge, la campagne présidentielle leur permet de montrer que leur parti existe et ça prouve que tout citoyen peut être candidat », souligne un enseignant présent. Les favoris sont Marine Le Pen pour le Front National, Jean-Luc Mélenchon pour le Parti de Gauche, Emmanuel Macron pour En Marche, Benoît Hamon pour le PS et François Fillon pour Les Républicains.

Tous veulent être président, mais quel est le rôle du président de la République ? Son rôle est important : il est le protecteur et le garant du bon fonctionnement des institutions ; le gardien de l’intégrité du territoire national ; le chef des armées… C’est la personnalité la plus importante de France. Aujourd’hui, tout citoyen français peut se présenter à l’élection s’il a plus de 18 ans, est de nationalité française et a recueilli 500 signatures d’élus d’au moins 30 départements différents. Il s’agit des maires, des députés, des sénateurs, des parlementaires européens, des conseillers régionaux et départementaux.

Comment est-il élu ? En France, l’élection présidentielle, depuis 1965, est au suffrage universelle direct, c’est-à-dire que les électeurs élisent directement le président. Auparavant, les députés désignaient le président.

Toute personne majeure et de nationalité française peut voter pour les présidentielles. Il faut obligatoirement être en possession de ses droits civils et politiques et être inscrit sur les listes électorales. « Je suis mineur, je ne peux pas voter ! J’ai hâte de voter pour la personne qui nous dirige. Même si je suis jeune, j’ai des idées. Je ne voterais pas par exemple pour quelqu’un qui veut rendre l’uniforme obligatoire à l’école » souligne un jeune collégien.

Si un candidat obtient la majorité absolue (50% + 1 voix) il est élu au premier tour. Dans le cas contraire, un deuxième tour est organisé entre les deux premiers du premier tour. A l’issu de ce second tour, le Président de la République Française est élu.

La première élection a eu lieu en 1848, et Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er a été élu. La dernière a eu lieu en 2012 et a vu la victoire de François Hollande contre Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui, l’élection présidentielle se tient tous les 5 ans, alors qu’elle se tenait tous les sept ans jusqu’en 2000. « Vivement 2027 pour que je puisse voter ! »

Néo Dubois 6e, illustration libre de droit, Pixabay