La Semaine de la Presse au collège

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La Semaine de la Presse s’est déroulée du 19 au 24 mars. Elle s’adresse aux élèves des établissements scolaires en France pour les sensibiliser à la presse et aux médias. Les élèves de Jean Monnet en ont aussi profité.

Quand on dit « Semaine de la Presse » les élèves du collège nous répondent « journaux » ou « médias ». La plupart pensent que cette semaine sert à « s’informer, lire et comprendre les médias. » Ils lisent des journaux de sports, des journaux locaux comme L’Orne Combattante et Ouest-France. D’autres élèves, par contre, ne savent même pas ce que ça veut dire. D’ailleurs, ces adolescents ne lisent pas la presse, pour eux c’est pour « les vieux , c’est ennuyant ».

Les professeurs de français travaillent avec les élèves sur la presse et les médias, « nous avons créé une progression de la 6e à la 3e , spécialement pour cette période, cela englobe la Semaine de la Presse » nous explique Mme Maillard-Turck, professeur de français, « les 6e ont travaillé sur les médias, le but c’est qu’à la fin, ils connaissent les médias et savent à quoi ça sert. En 5e, les élèves ont travaillé sur les impacts, sur les dangers des réseaux sociaux, c’est à dire sur les nouveaux médias. Puis les 4e ont travaillé sur les articles de presse et les 3e sur la caricature pour développer leur esprit critique et apprendre à lire un article ».

Au CDI, pendant la semaine de la presse, la professeure documentaliste a mis en place un kiosque composé de beaucoup de magazines et de journaux publiés en France. « Je n’ai pas acheté tous ces journaux ! Cela aurait coûté trop cher au collège. C’est le CLEMI, l’organisme qui organise la Semaine de la Presse, qui les envoie, grâce à ses partenariats avec les maisons d’édition, dans tous les établissements scolaires participants. » nous raconte Mme Mahieu-Marziou. Les élèves ont hélas peu regardé tous ces journaux et magazines. « Je suis déçue de ce manque d’intérêt envers la presse écrite en effet, les élèves ne les ont quasiment consulté que pendant des activités menées avec les enseignants ! » regrette la professeur-documentaliste.

La presse et les médias se trouvent partout autour de nous donc nous, les adolescents, sommes constamment exposés à des informations parfois vraies, parfois fausses. La Semaine de la Presse nous apprend à être vigilants : « Il faut croiser les sources :  vérifier l’information en cherchant sur différents médias » explique Hugo, élève de 4e.

Lysa Leudière, Noa Acquart, 6e (Illustration : ©CLEMI)
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Halte à l’homophobie

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L’homophobie désigne la peur et le dégoût envers les homosexuels. Un homosexuel est un homme ou une femme qui est attiré(e) par les personnes du même sexe.

Les homosexuels que l’on appelle aussi gays, souffrent de préjugés : ainsi on entend des propos tels que « les hommes aiment le rose », « les homos sont sont efféminés alors que les filles ressemblent à des hommes », « il faut éviter de les approcher sous peine de devenir comme eux ! », etc.

Aujourd’hui en France, les homosexuels subissent encore des discriminations bien que la loi française l’interdise. Il arrive qu’ils soient harcelés, brutalisés ou traités différemment à cause de leur sexualité. « Il est aujourd’hui interdit de demander des renseignements sur les habitudes sexuelles d’un postulant à un travail. Mais en réalité, je ne suis pas certaine que cette règle soit toujours appliquée » déplore Mme Mahieu-Marziou, professeure documentaliste. « Un homosexuel peut difficilement donner son sang, ce n’est pas juste. » ajoute son collègue de mathématiques.

Mais comment est-ce que cela se passe entre adolescents au collège ? Pour le savoir, les Normandisent ont interrogé Mme Colin-Soubien, directrice de la SEGPA du collège Jean Monnet.

Trois questions à Mme Colin-Soubien

Que pensez-vous de l’homophobie ?

J’en pense la même chose que toute discrimination, quelle soit physique, basée sur les origines, la religion, le handicap … Faire une différence avec une personne parce qu’elle est différente me fait horreur ! Quand des gens sont homophobes, c’est souvent par peur, car ils ne sont pas concernés directement.

Avez-vous déjà été affrontée à des cas d’homophobie au collège ?

Non. On sait que sur la cour de récréation, il y a des insultes homophobes qui fusent, telles que « PD ». Mais ce n’est pas dit avec une réelle volonté homophobe. Au collège, la relation amoureuse n’est pas le plus important pour les élèves. Les élèves sont trop jeunes pour parler, pour connaître avec certitude leur future orientation sexuelle, quelle qu’elle soit.

Comment doit réagir un chef d’établissement face à un cas d’homophobie au sein de son établissement ?

Il doit être protecteur, comme tout adulte travaillant dans l’établissement. L’élève victime doit se sentir en sécurité, il doit être entendu et protégé. Néanmoins, il faut aussi discuter avec l’élève qui insulte. La sanction doit être proportionnelle à l’acte et à la faute commise. Si l’insulte est volontaire voire violente, la sanction peut aller de la retenue à l’exclusion et au conseil de discipline.

Julien Holmaert, 3e. Illustration : Ilovegenerator

Martin Fourcade un biathlète hors norme !

Martin_Fourcade_Kontiolahti_2010Le biathlon est un sport d’hiver. Ce sport combine deux épreuves : une course de ski nordique associée au tir à la carabine. Le but est de gagner la course tout en réussissant des tirs à la carabine sur des cibles. De deux à quatre fois par course, les biathlètes doivent tirer sur une série de cinq cibles situées à 50 mètres d’eux. Ils doivent tirer debout ou couchés. Pour chaque cible ratée, il y a des pénalités. Il y a des épreuves individuelles et des épreuves par équipes. Dans les épreuves individuelles il y a : l’individuelle, le sprint, la course-poursuite et le départ en ligne Dans les épreuves par équipes il y a : le relais, le relais-mixte et la course par équipes. Les biathlètes combinent l’endurance nécessaire au ski de fond au calme et à l’adresse nécessaires au tir. « Ce sont des sportifs multi-tâches ! » souligne une élève.

Aujourd’hui, le plus grand biathlète du monde est français. Il s’appelle Martin Fourcade.

Martin Fourcade est né le 14 septembre 1988 dans les Pyrénées Orientales. Il est quintuple champion olympique, sept fois vainqueur du classement général de la Coupe du monde et onze fois champion du monde. Il est le seul à avoir remporté sept fois consécutivement le classement général de la Coupe du monde. Il est le sportif français le plus titré des Jeux olympiques, été et hiver confondus. Avec un tel palmarès, Martin Fourcade fait partie des deux meilleurs biathlètes de l’histoire du monde avec le Norvégien Ole Einar Bjørndalen. Actuellement, les plus grand rivaux de Martin Fourcade sont le Norvégien Johanes Boe et le Russe Anton Shipulin. « Fourcade rivalise avec Teddy Riner et Marie-José Pérec au panthéon des plus grands champions français » déclare Mme Simon, professeur d’espagnol et passionnée de biathlon depuis l’ascension de notre champion.

Reste une question en suspens : Martin Fourcade, qui aura alors 34 ans, participera-t-il aux prochains JO d’hiver de Pékin en 2022 ?

Néo Dubois, Lya Coquet, 5e (illustration : wikipédia)

Et si vous étiez un elfe ?

IMG_0752Gardiens des cités perdues est une suite de romans de fantasy écrits par Shannon Messenger. Ils sont sortis à partir de 2012 aux États-Unis et dès 2014 en France chez Pocket. Il y a 6 tomes pour l’instant : le tome un s’appelle Gardiens de la Cité perdue, le tome deux, Exil, le tome trois, Le grand brasier, le tome quatre, les Invisibles, le tome cinq, Projet Polaris et le tome six, Nocturna. La couverture du septième tome est déjà parue sur les réseaux sociaux mais le livre, qui est paru aux Etats-Unis, est en cours de traduction pour la France.

C’est l’histoire de Sophie Foster, une lycéenne de 13 ans, pas comme les autres puisqu’elle a sauté plusieurs classes. Un jour, alors qu’elle est au musée avec sa classe, elle remarque qu’un garçon la regarde. Alors, elle sort du musée et il la suit… Une fois dehors, il commence à lui parler et lui annonce qu’elle est une elfe ! Elle, évidemment, ne le croit pas. Alors, il l’amène avec lui, dans son monde. Dès lors, elle vit plein d’aventures avec des nouveaux amis, dont Fitz le garçon qu’elle a rencontré. Mais tout ne se passe pas bien. Avant qu’elle n’arrive dans le monde des elfes, Sophie vivait avec sa famille humaine. Mais quand elle a fugué avec Fitz, des personnes surnommées « les effaceurs » sont arrivées et ont effacé tous les souvenirs que la famille de Sophie pouvait avoir d’elle.

Dans cette série de livres, la magie est au premier plan. Quasiment tous les elfes sont dotés d’un pouvoir, sauf certains appelés « sans-talents » qui sont donc rejetés par leur société et ne peuvent accéder à la noblesse. Il y a beaucoup de possibilités de pouvoirs. Normalement, un elfe en possède un ou deux, mais Sophie en possède cinq ! Dans le monde des elfes, elle vit avec Grady et Edaline, ses parent adoptifs dans le monde des elfes. Elle étudie à Foxfire, l’école « des bons élèves ». Pour les « mauvais élèves » l’école s’appelle Exillium. Des méchants elfes sont à la poursuite de Sophie car ils veulent l’emprisonner pour la torturer afin de lui voler sa mémoire et ses pouvoirs.

Cette série remporte un vif succès auprès des adolescents : « Cette série est très bien écrite avec un suspens génial. Pour les personnes qui adorent le fantastique ce livre est parfait ! » témoigne Elise. Une autre jeune lectrice ajoute qu’ele a « beaucoup aimé ce livre car il y a de la magie et c’est trop bien malgré le suspens. Par contre, il faut aimer les gros livres pour le lire. »

Les Normandisent vous conseille fortement cette série. Vivement le 6 novembre pour la sorite du dernier tome ! Si vous voulez connaître toutes les aventures exceptionnelles vécues par Sophie, dépêchez-vous d’acheter les romans de Shannon Messenger ou de vous ruer dans la médiathèque de votre commune !

Emma Hée, 5e

L’escape game, c’est fun pour s’évader!

escpae_gameAu collège Jean Monnet de Flers, pendant la semaine du 4 au 10 février, les élèves de 5e participent à un voyage à Bernex en Haute Savoie. Des professeurs ont organisé, pour tous ceux qui n’allaient pas à la neige, un escape game. Selon une des organisatrice « un escape game est un jeu éphémère dans une pièce où des joueurs sont enfermés avec un scénario. Le but est de sortir de la pièce en résolvant des énigmes cachées en 45 minutes. »

Les professeurs qui ont organisé cet atelier sont Mme Moynet, Mme Maillard Turk, professeures de français, et M. Bouchez, professeur d’histoire géographie. « Nous avons voulu proposer une activité fun aux élèves qui ne profitaient pas du voyage. Et aussi, cela nous a permis de travailler les compétences de manière ludique » explique M. Bouchez.

L’atelier s’est passé en deux temps. D’abord les élèves ont testé l’escape game organisé par les enseignants dans les salles 40 et 12. Les énigmes portaient sur les programmes étudiés en classe. « Il y avait des questions qui portaient sur les mathématiques, le français, l’histoire … On devait trouver des codes cachés sur les murs, sur des objets, et ces codes nous permettaient d’ouvrir des coffres où étaient cachées les énigmes » se souvient un des participants. Ensuite les élèves ont eu cinq heures pour préparer leur propre escape game qu’ils ont ensuite fait tester à une autre classe. « Je n’y ai pas participé directement mais les élèves sont venus me réclamer des livres, des objets pour cacher leurs énigmes » précise la professeure documentaliste.

« C’était vraiment adapté pour notre niveau, ni trop dur ni trop simple. J’ai vraiment aimé ! » explique une élève, « ça serait sympa de recommencer !« .

Pierre Milet, 4e (illustration personnelle)

CPE, un poste à part !

IMG_0481M. Emmanuel Millot est le nouveau CPE du collège Jean Monnet depuis le mois de septembre 2017. Allons à sa rencontre pour découvrir son rôle et ses projets!

Avant d’être CPE, M. Millot a dû obtenir un bac+5, un master en philo puis aller à l’ESPE (École Supérieure du Professorat et de l’Éducation).

Juste avant sa venue, notre CPE (Conseiller Principal d’Éducation) travaillait dans un lycée à Argenteuil. Il est venu dans notre collège pour se rapprocher de sa famille, et le collège lui a tout de suite plu car il est « plus petit que son ancien établissement ». D’après M. Millot, les élèves sont assez faciles à gérer globalement, même si « cela dépend des fois ! ».

M. Millot a mis en place quelques petits changements dès son arrivée : par exemple, d’avoir un Assistant d’Education référent dans chaque classe, ce qui facilite la communication et le suivi des élèves.

Son travail n’est pas toujours facile : il faut gérer plus de 400 élèves, et surtout résoudre tous les problèmes ! Alors forcément, les avis des élèves sont très variés. Lorsque nous les avons questionnés sur la place de M. Millot dans le collège, il y a eu beaucoup de remarques positives, mais évidemment d’autres plus rigolotes  comme « CPE, Cauchemar Pour Enfants ». D’autres ont regretté des « Heures de colle pour rien ». Néanmoins l’essentiel des retours était positif : « Il nous permet de résoudre nos problèmes » ou encore « c’est un médiateur entre les élèves ».

Les Normandisent lui souhaitent de continuer à se plaire dans notre collège !

Hugo Dragin, 4e (photographie personnelle)

Jean Monnet à l’assaut de la lecture

imagesLes collégiens ont la réputation d’être « accro » à leur téléphone, mais en êtes vous sûrs ? Et si certains aimaient aussi la lecture ?

Et surprise, certains élèves du collège Jean Monnet adorent lire ! Comme Manon en 3D : « Je lis tout le temps : en ce moment j’aime lire des romans historiques. Le livre qui m’a le plus plu c’est  »Demain, tout nous donnera ». » Ou encore Hugo en 4B : « J’aime lire ! Ce que je lis principalement ce sont des romans d’horreur. J’aime vraiment ce genre de romans car ça fait peur et j’adore cette sensation. Le livre que je lis en ce moment est  »Au secours les profs sont des zombies » ».

Sans être de grands lecteurs, certains avouent lire de temps en temps, comme Marie en 4C « Je lis, mais pas tout le temps. Le livre que je lis sans arrêt, c’est  »Le journal d’Anne Frank » ».

Mais il est vrai aussi que d’autres ne lisent pas du tout, comme Lilou : « Je n’ai pas le temps de lire et puis ça ne m’intéresse pas

La lecture reste donc encore une occupation privilégiée pour les collégiens : 52,63 % des élèves ont dit lire régulièrement, ce qui représente tout de même plus de la moitié des élèves de Jean Monnet ! Et si 31,58 % des élèves ont répondu lire de temps en temps, ils ne sont que 15,78 % des élèves à déclarer ne jamais lire.

Salomé Pringault, 4e- Illustration : Pxhere