A l’année prochaine !

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Cette année, participer au club journal a été une aventure amusante et triste à la fois. Voici l’histoire de Néo, Pierre, Lya, Emma, Lise, Julien, Julie, Lyse, Salomé, Noa, Anthéa, Hugo, Ysalie, Margaux et de leurs rédacteurs en chef.

Parmi les bons moments, réfléchir autour du logo et d’un slogan a uni le groupe et déclenché des fous rires. « La vache qui lit, il fallait vraiment y penser ! » souligne un des professeurs encadrants. Le dessin réalisé par Anthéa a suscité l’unanimité au sein de l’équipe de rédaction.

Les fausses disputes régulières entre les profs, « pire que des enfants », ont animé les séances de rédaction, surtout quand les enseignants ne partageaient pas le même point de vue. « Ça nous a fait beaucoup rire ! ».

Chacun a le souvenir de la découverte de son premier article publié : « certains resteront dans les annales ! ».

Autre moment fort, la venue de Mélinda Trochu, journaliste reporter indépendante, tout droit débarquée du Canada. Elle nous a permis d’apprendre de nombreuses ficelles sur le métier de journaliste et nous a fait découvrir certains pays dans lesquels elle a voyagé pour aller à la rencontre de femmes qui s’y battaient pour leurs droits.

Une super année, hélas endeuillie par le décès brutal de Lyne Renout. « On lui dédit nos articles et ceux à venir ! ».

Nous vous donnons rendez-vous pour l’année prochaine !

Néo Dubois et Pierre Milet, 5e et 4e, illustration Pixabay
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Tous en scène

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Le jeudi 17 mai et le vendredi 18 mai, la troupe de théâtre et la chorale du collège Jean Monnet s’est produite sur scène à la salle Madeleine Louaintier à Flers lors de trois représentations, deux devant leurs camarades collégiens et une, en soirée, devant leurs parents et amis.

Aidés par Mme Collas, professeure d’éducation musicale et Mme Renout, professeur de français, les élèves ont présenté un spectacle original, De Madiba à Mandela, coécrit par les deux enseignantes. Ce spectacle retrace l’histoire de Nelson Mandela qui a libéré les noirs de l’Apartheid en Afrique du Sud. Les élèves ont répété leur texte depuis le début de l’année scolaire, « ils n’ont pas ménagé leur énergie » remarque un professeur du collège.

Entre deux saynètes, la chorale donnait de la voix. En effet, De Madiba à Mandela est construit autour de chansons originales écrites par Nicolas Esnault pour le Festival Chorale et s’achève sur le tube de France Galle, Résiste.

Le spectacle a remporté un franc succès. « C’était très bien, j’ai adoré ! La chorale chantait très bien » déclare un collégien spectateur tandis qu’un des comédiens admet avoir eu « un gros trac avant d’entrer sur scène, sûrement la peur de me ridiculiser ! ». Toute la troupe a été vivement applaudie et acclamée à la fin de chaque représentation.

Lya Coquet, 5e – photographie personnelle

Tous à l’eau pour le water-polo !

xLe Water Polo est un sport collectif qui se joue dans l’eau, pour pratiquer, il faut savoir savoir nager ! Il faut marquer des buts dans une cage. Ce sport est devenu un sport olympique en 1900 pour les hommes et 2000 pour les femmes, « c’est du sexisme ! » nous affirme une collégienne.

Chaque équipe se compose en tout de 13 joueurs : 6 joueurs dans le bassin, le gardien et 6 joueurs remplaçants. Un match officiel se décompose en 4 périodes de 8 minutes séparées par des courts temps de repos (2 périodes de 7 minutes pour les matchs des moins de 18 ans). Chaque équipe peut demander 3 temps morts d’une minute par match. Notons qu’il faut 2 maillots de bain dans le cas où le joueur se ferait tirer son maillot ou qu’on le lui déchire !

Si vous souhaitez pratiquer ce sport aquatique à Cap’Flo, la piscine municipale de Flers, une école de water-polo est à votre disposition mais il faut venir à l’entraînement de natation avant chaque cours. Cet entrainement dure 30 minutes. Les jeunes s’entraînent le samedi matin et les autres nageurs, le lundi et le jeudi en soirée ainsi que le samedi matin. Actuellement, il y a environ 20 membres.

Il existe des compétitions inter-clubs avec la Manche, le Calvados, l’Eure, le Seine-Maritime et la Mayenne.

Chaque année, un championnat de France U13, c’est-à-dire réservé aux enfants qui ont moins de 13 ans, se déroule dans une ville de France et toutes les régions y participent. Cette année, cette compétition a lieu du 11 au 15 juillet à Mulhouse. Des sélections se font dans différentes villes de Normandie, y compris Flers. Une équipe est ainsi créée et ses représentants vont représenter la’ région au championnat de France. « J’espère être sélectionné car ça serait une super expérience à vivre » nous confie un jeune poloïste.

Quant aux adultes, ils ont leur propre championnat de Normandie. L’équipe de Flers vient de remporter le trophé ! Ils vont pouvoir passer dans la catégorie supérieure.

Néo Dubois, 5e – photographie Wikipédia

Hommage

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Lyne Renout était une enseignante du collège, unanimement appréciée de tous, qui est décédée brutalement dans la nuit du 20 au 21 mai.

Pendant des années, elle a été responsable du club théâtre. Elle co-écrivait les saynètes des spectacles de fin d’année, elle encadrait les élèves, patiemment les faisait répéter dans la bonne humeur. « Elle rigolait souvent de nos erreurs et nous taquinait ! »

Lyne Renout était également membre du club journal et travaillait tous les mardis pour les Normandisent. « Attention aux fautes d’orthographe, elle les voyait toutes ! » se souvient un journaliste amateur.

Mais Madame Renout était surtout une professeur de français très appréciée de ses élèves. « Une fois, elle m’a mis une croix mais a ajouté un smiley ! » se rappelle une élève de 5e. Elle était dynamique, passionnée par son travail et très patiente avec les élèves.

Ses élèves lui ont rendu hommage en écrivant des petits mots, en dessinant des cœurs … et beaucoup se sont rendus à ses obsèques pour lui dire au revoir. « Nous ne l’oublierons jamais, elle est gravée dans nos cœurs. »

Emma Hée, Lya Coquet, Néo Dubois, 5e – Photographie personnelle

« On se donnera à fond l’an prochain ! »

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Il y a deux équipes de step au collège. « Suite à l’expérience de l’an dernier, beaucoup d’élèves se sont inscrits à l’atelier » explique une steppeuse de l’équipe 1. Dans l’équipe 1, se trouvent les élèves qui participaient déjà l’an dernier et des nouveaux plutôt doués. L’équipe 2 est elle composée de débutants. Les deux équipes sont mixtes et sont formées d’élèves de 6e et de 5e. Les coaches et les jeunes arbitres sont elles toutes en quatrième.

Encadrées par Mme Quellier et Mme Dubois, professeurs d’EPS et responsables de l’atelier, ces deux équipes ont participé au championnat régional de step à Caen le 21 mars 2018. L’équipe 1 s’est brillamment classée première et l’équipe 2, troisième.

Logiquement, l’équipe 1, championne de Normandie, aurait dû participer au Championnat de France du mercredi 16 mai au jeudi 17 mai à Mulhouse. Hélas, cela n’a pas été possible en raison d’un budget non prévu pour la participation, le déplacement et le logement. En plus, hasard du calendrier, la date de la compétition tombait le même jour que les représentations de théâtre de notre collège. Or, toute l’équipe du step fait partie du club théâtre !

Après un sondage auprès des parents des jeunes sportifs, le chef d’établissement a tranché en faveur du théâtre. Cette décision a attristé l’équipe de step qui l’a néanmoins acceptée : « on se donnera à fond l’année prochaine ! »

Lya Coquet, Emma Hée, 5 – Photographie personnelle 

La Semaine de la Presse au collège

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La Semaine de la Presse s’est déroulée du 19 au 24 mars. Elle s’adresse aux élèves des établissements scolaires en France pour les sensibiliser à la presse et aux médias. Les élèves de Jean Monnet en ont aussi profité.

Quand on dit « Semaine de la Presse » les élèves du collège nous répondent « journaux » ou « médias ». La plupart pensent que cette semaine sert à « s’informer, lire et comprendre les médias. » Ils lisent des journaux de sports, des journaux locaux comme L’Orne Combattante et Ouest-France. D’autres élèves, par contre, ne savent même pas ce que ça veut dire. D’ailleurs, ces adolescents ne lisent pas la presse, pour eux c’est pour « les vieux , c’est ennuyant ».

Les professeurs de français travaillent avec les élèves sur la presse et les médias, « nous avons créé une progression de la 6e à la 3e , spécialement pour cette période, cela englobe la Semaine de la Presse » nous explique Mme Maillard-Turck, professeur de français, « les 6e ont travaillé sur les médias, le but c’est qu’à la fin, ils connaissent les médias et savent à quoi ça sert. En 5e, les élèves ont travaillé sur les impacts, sur les dangers des réseaux sociaux, c’est à dire sur les nouveaux médias. Puis les 4e ont travaillé sur les articles de presse et les 3e sur la caricature pour développer leur esprit critique et apprendre à lire un article ».

Au CDI, pendant la semaine de la presse, la professeure documentaliste a mis en place un kiosque composé de beaucoup de magazines et de journaux publiés en France. « Je n’ai pas acheté tous ces journaux ! Cela aurait coûté trop cher au collège. C’est le CLEMI, l’organisme qui organise la Semaine de la Presse, qui les envoie, grâce à ses partenariats avec les maisons d’édition, dans tous les établissements scolaires participants. » nous raconte Mme Mahieu-Marziou. Les élèves ont hélas peu regardé tous ces journaux et magazines. « Je suis déçue de ce manque d’intérêt envers la presse écrite en effet, les élèves ne les ont quasiment consulté que pendant des activités menées avec les enseignants ! » regrette la professeur-documentaliste.

La presse et les médias se trouvent partout autour de nous donc nous, les adolescents, sommes constamment exposés à des informations parfois vraies, parfois fausses. La Semaine de la Presse nous apprend à être vigilants : « Il faut croiser les sources :  vérifier l’information en cherchant sur différents médias » explique Hugo, élève de 4e.

Lysa Leudière, Noa Acquart, 6e (Illustration : ©CLEMI)

Halte à l’homophobie

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L’homophobie désigne la peur et le dégoût envers les homosexuels. Un homosexuel est un homme ou une femme qui est attiré(e) par les personnes du même sexe.

Les homosexuels que l’on appelle aussi gays, souffrent de préjugés : ainsi on entend des propos tels que « les hommes aiment le rose », « les homos sont sont efféminés alors que les filles ressemblent à des hommes », « il faut éviter de les approcher sous peine de devenir comme eux ! », etc.

Aujourd’hui en France, les homosexuels subissent encore des discriminations bien que la loi française l’interdise. Il arrive qu’ils soient harcelés, brutalisés ou traités différemment à cause de leur sexualité. « Il est aujourd’hui interdit de demander des renseignements sur les habitudes sexuelles d’un postulant à un travail. Mais en réalité, je ne suis pas certaine que cette règle soit toujours appliquée » déplore Mme Mahieu-Marziou, professeure documentaliste. « Un homosexuel peut difficilement donner son sang, ce n’est pas juste. » ajoute son collègue de mathématiques.

Mais comment est-ce que cela se passe entre adolescents au collège ? Pour le savoir, les Normandisent ont interrogé Mme Colin-Soubien, directrice de la SEGPA du collège Jean Monnet.

Trois questions à Mme Colin-Soubien

Que pensez-vous de l’homophobie ?

J’en pense la même chose que toute discrimination, quelle soit physique, basée sur les origines, la religion, le handicap … Faire une différence avec une personne parce qu’elle est différente me fait horreur ! Quand des gens sont homophobes, c’est souvent par peur, car ils ne sont pas concernés directement.

Avez-vous déjà été affrontée à des cas d’homophobie au collège ?

Non. On sait que sur la cour de récréation, il y a des insultes homophobes qui fusent, telles que « PD ». Mais ce n’est pas dit avec une réelle volonté homophobe. Au collège, la relation amoureuse n’est pas le plus important pour les élèves. Les élèves sont trop jeunes pour parler, pour connaître avec certitude leur future orientation sexuelle, quelle qu’elle soit.

Comment doit réagir un chef d’établissement face à un cas d’homophobie au sein de son établissement ?

Il doit être protecteur, comme tout adulte travaillant dans l’établissement. L’élève victime doit se sentir en sécurité, il doit être entendu et protégé. Néanmoins, il faut aussi discuter avec l’élève qui insulte. La sanction doit être proportionnelle à l’acte et à la faute commise. Si l’insulte est volontaire voire violente, la sanction peut aller de la retenue à l’exclusion et au conseil de discipline.

Julien Holmaert, 3e. Illustration : Ilovegenerator