Flers : la place du marché fait peau neuve

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Haut de la Place du Marché rénovée et ouverte au public

La place du marché de Flers, place Saint Germain, est en cours de restauration. Les travaux ont commencé en février 2017. Actuellement, seul le haut de la place est rénové et ouvert au public.

La place du marché est plutôt appréciée par les passants ainsi que par quelques commerçants. « La place est plus jolie » confie l’un d’eux. Sur le haut de la place, actuellement terminé, de nombreux aménagements ont été apportés comme des tables et des chaises, ainsi que de jeunes arbres. Les tables et les chaises sont en acier inoxydable pour éviter la rouille. Le sol est composé de pavés gris ainsi que de gravillons de couleur orange. «Le nouvel aménagement est bien, dommage que les endroits où s’asseoir soient trop petits ! » souligne un passant.

Les commerçants proches de la place sont heureux de la fin des travaux : « A cause de la poussière et du bruit nous avons perdu en chiffre d’affaires depuis quelques temps » déclare le fleuriste dont la boutique se situe juste à côté de la place, « mais on pense que le nombre de clients augmentera quand la place sera finie ».

Néanmoins, les travaux pour agrandir la place ont réduit les places de stationnement. De plus, le parking du bas est en cours de restauration, et donc il ne permet pas de se garer. «J‘ai mis 15 minutes ce matin à me trouver une place et elle est loin de ma boutique», reproche une commerçante.

La nouvelle place a également un impact sur le marché. « La place est pratique pour notre placement coté haut mais on n’aura plus de place en bas » nous confie un exposant. « Pour l’instant ça ne nous a pas beaucoup rapporté de clients mais on verra après ».

Les travaux de rénovation seront normalement terminés à la fin des grandes vacances. La place pourra reprendre son quotidien.

Hugo P,. Arthur F., Thomas B., 4e – Photographie @Elise L.

Article écrit dans le cadre du cours de français (séquence : la ville)

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Une comédienne qui assure !

wJeudi 8 juin, une comédienne professionnelle, membre du théâtre de « l’Echelle de Soie » est venue au collège Jean Monnet  présenter deux spectacles.

Dans le self, Madame Lhostis a tout d’abord joué le matin, devant les 6es, une série de saynètes autour de la ruse, s’inspirant d’œuvres écrites au Moyen-Age comme le Roman de Renard, La Farce du Cuvier et Les Perdrix. A un moment, la comédienne a choisi des élèves dans la salle et les a participer au spectacle. Elle leur a demandé de revêtir des costumes du Moyen-Age. « Alexandre s’est retrouvé habillé en moine, Syliam en troubadour, Mohammed en paysan… C’était très marrant ! » raconte une spectatrice. La comédienne disait le texte et eux le mimaient.

L’après midi, l’artiste a présenté Guy de Maupassant et l’art de la nouvelle aux élèves de 4e. « Elle a raconté plusieurs histoires mais j’ai surtout aimé celle d’un homme qui a couvé des œufs ! » se souvient, amusé, un élève. « C’était une super actrice mais les mots utilisés n’étaient pas faciles à comprendre » ajoute un autre adolescent.

Dans l’ensemble, les deux spectacles ont plu aux élèves : « C’était vraiment bien car ça nous a fait faire du français autrement ».

xTrois questions des Normandisent à Mme Lhostis, comédienne :

Depuis combien de temps faîtes-vous du théâtre ?

Je joue depuis le bac. J’ai, à ce moment là, choisi d’évoluer dans le domaine artistique. Quand j’étais élève, j’aimais le français, la lecture. De fil en aiguille, j’ai choisi de les vivre différement, à travers les spectacles.

Est-ce que vous donnez des spectacles devant adultes ou uniquement devant des scolaires ?

Les spectacles en milieu scolaire me prennent beaucoup de temps. Alors, quand j’ai le temps, oui, je joue devant des adultes. Ce sont alors des spectacles différents, des pièces à plusieurs, plus construites et plus compliquées à élaborer. J’aime beaucoup jouer avec d’autres comédiens des pièces de boulevard, des vaudevilles. Ce sont des pièces plus rigolotes qui amusent les spectateurs. J’ai par exemple joué dans « Le don d’Adèle » ou dans des courtes pièces de Feydeau comme « Ne te promène donc pas toute nue ».

Quels sont les thèmes de vos autres spectacles pour les scolaires ?

Je vous ai joué aujourd’hui deux de mes spectacles les plus demandé, surtout celui sur la ruse à travers les textes du Moyen-Age. Je l’aime particulièrement car il amuse vraiment les élèves et que je m’y sens bien. Mais on me réclame souvent aussi un spectacle conçu autour des contes où les monstres jouent un rôle important. Celui construit à partir des Fables de La Fontaine a aussi beaucoup de succès. Actuellement, je commence à penser à un spectacle pour les 3es autour des « Lettres des Poilus », mais ça sera beaucoup plus triste car ça va parler de la Guerre 14-18.

Néo Dubois, 6e – Photographies personnelles

Vive la magie !

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La série Harry Potter est une série magique pour les enfants comme pour les adultes. Elle comprend sept tomes, proposés sous deux formes :

  • Les livres écrits par J.K Rowling.

  • Les films qui ont comme réalisateur David Yates, Alfonso Cuaron, Chris Columbus ou Mike Newell.

Cette saga raconte les aventures d’un jeune sorcier, Harry Potter. Harry n’est qu’un bébé quand il perd ses parents. Il est accueilli chez les Dursley qui le détestent. Un jour, contre toute attente, Harry reçoit une lettre lui permettant d’intégrer une école de magie, Poudlard. Il y restera pendant 6 ans et vivra des aventures palpitantes, chacune de ces années faisant l’objet d’un tome.

Les raisons du succès de la saga sont multiples. Chacun y trouve quelque chose qui lui plaît ! Pour Alex, élève de 3ème, c’est un monde « magique, féerique et imaginaire », mais ce qui le touche le plus c’est « le personnage de Harry Potter car il se fait maltraiter, mais est accueilli par une école pleine de bonheur ». D’autres, comme Mme Turk, professeur de français, sont encore plus Potter-maniaques :« Je suis fan d’Harry Potter depuis mon année de 6ème, l’année où est sorti le premier tome : j’ai donc grandi avec Harry Potter, découvrant les aventures au fur et et à mesure. Je suis même allée jusqu’à appeler mon fils Sirius !» Totalement accro !

Et la relève est assurée avec Camille, élève de 3ème : «Je connais bien Harry Potter, j’ai connu cette série par ma famille. J’aime vraiment beaucoup Harry Potter, ce monde fantastique, ce monde féerique, magique nous donne envie d’y être, d’y vivre et nous prouve que tout le monde peut s’y intéresser. Je m’y investis énormément, j’ai des objets de Harry Potter : des pulls, la baguette de Sirius, des figurines… Mon personnage préféré est Sirius Black, le parrain de Harry. »

Malgré cet engouement, certains restent tout de même insensibles au charme du petit sorcier. Mme Quesnel, aide-documentaliste connaît Harry Potter, mais n’aime pas vraiment : « J’ai vu le premier film mais ne m’y intéresse pas plus. »

Neuf ans après la sortie du dernier livre, Harry Potter et les reliques de la mort, les fans ont pu découvrir récemment les suites des aventures du sorcier, mais cette fois-ci au théâtre, avec Harry Potter et l’enfant maudit ! A lire absolument !

Salomé Pringault, 5e et Églantine Lebrougre, 6e (illustration wikipédia)

Ça tourne rond au collège

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Les choristes et la troupe de théâtre du collège Jean Monnet, accompagnés et encadrés par Mme Renout et Mme Collas, ont présenté quatre spectacles à la salle Madeleine Louaintier de Flers. Il y a environ 30 élèves de la 6e à la 3e qui participent à la chorale et 20 élèves au club théâtre. Les élèves se sont produit le jeudi 4 mai devant les classes de primaire et les 5e du collège et le vendredi 5, dans l’après-midi, devant les 4e et 3e du collège, et enfin, le soir, devant les parents, familles et amis.

Le spectacle se nomme Ça tourne pas rond et parle essentiellement d’écologie. Il est composé de chansons sélectionnées pour le festival Choral, et de saynettes écrites par les enseignantes et les élèves. Tous ensemble, ils ont imaginé que la Terre cessait de tourner car elle ne supportait plus la pollution. La Terre veut que les hommes fassent plus attention à elle. « C’est bien de parler de l’écologie » remarque une élève. Des chansons parlant d’environnement rythmaient l’histoire : Allô le monde, Je suis un homme, Down in the river… « Ma chanson préférée du spectacle, c’est Je suis un homme de Zazie. J’adore la chanter » explique une jeune choriste.

Ce spectacle est un avant-goût du 25e festival Choral qui aura lieu le mardi 13 juin 2017. A cette occasion, les choristes du collège et ceux des autres collèges de l’Orne reprendront les chansons. Une des choristes du collège fera, avec une autre élève, le solo sur Allô le monde. Elle a été sélectionnée parmi plusieurs choristes des autres collèges. « Je trouve que c’est génial qu’une élève de notre collège soit choisie mais je n’aurai pas voulu être à sa place car je suis trop timide ! » souligne une de ses camarades.

Les élèves ont été acclamés en mai, sûr qu’il va en être de même pour le festival Choral.

Lya Coquet, 6e – photographie ©S. Sevestre

Dixit M. Bouhours …

affiche_faites_du_latin_rafraichissez_vous_les_ide_esThomas Bouhours est le dynamique et sympathique professeur de latin-grec du collège Jean Monnet. Il a expliqué, avec humour et gentillesse, les spécificités de son travail et des langues qu’il enseigne aux journalistes des Normandisent.

M. Bouhours pense qu’il faut «s’intéresser au latin et au grec par curiosité et par intérêt pour la culture ». Lui-même s’y est principalement interessé car, enfant, il adorait les bandes dessinées Astérix et Obélix et qu’en 4e , il a visité Pompéi.

Le latin et le grec sont des langues anciennes différentes qui n’ont pas le même alphabet. Selon M. Bouhours, le latin et le grec, que l’on appelle aussi « langues mortes », permettent de mieux comprendre notre monde moderne : « en connaissant mieux l’antiquité, cela facilite l’apprentissage des langues vivantes. » De plus, « les langues évoluent et les langues anciennes sont partout dans les langues vivantes». En effet, la langue française vient en très grande partie du latin et du grec. Par exemple, tous les mots commençant par « aqua » sont de la famille de l’eau car « aqua » veut dire « eau » en latin : aquatique, aquarium, aqueduc… De même, souligne M. Bouhours, « tous les sorts jetés par Harry Potter portent des noms latins ! ».

Au collège, le latin est une matière optionnelle enseignée de la 5e à la 4e, le grec est lui réservé pour les troisièmes. Selon M. Bouhours, « le latin n’est pas difficile, on travaille à partir de textes, d’images, d’objets… L’objectif n’est pas de parler latin ou grec mais d’avoir des bases en langue et des connaissances sur ces civilisations ». Aujourd’hui, en France, il y 114 000 élèves de 3e qui étudient le latin contre seulement 16 700 le grec. Les élèves de Jean Monnet ont beaucoup de chance car ils peuvent, s’ils le veulent, choisir d’étudier ces langues mortes : « il y a beaucoup d’élèves qui choisissent ma matière et ça ne baisse pas ! » explique fièrement l’enseignant qui a un CAPES de lettres classiques. « Je peux enseigner le français, et pour le latin et le grec, j’ai passé des épreuves supplémentaires. »

Si vous êtes curieux, si vous aimez l’histoire et l’antiquité, n’hésitez pas, dès la 5e, à choisir l’option latin !

Lya Coquet, Anthéa Gandon, 6e – Illustration : http://www.arretetonchar.fr

Le recteur en visite

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M. Rolland dans le bureau de M. le Principal

M. Rolland, Recteur de l’Académie de Caen-Rouen, a fait l’honneur de venir au collège Jean Monnet de Flers le 4 mai 2017.

Il était accompagné de sa directrice de communication et de son directeur de cabinet. « C’est le représentant du ministre de l’Éducation Nationale dans l’académie, il connaît bien le métier d’enseignant car avant d’être recteur, il était professeur. » explique M. Delépine, professeur de mathématiques, présent lors de la rencontre.

M. Troussier, Principal, a d’abord reçu M. Rolland dans son bureau. Il lui a ensuite fait faire le tour du collège dont le gymnase et l’atelier des S.E.G.P.A. Un café gourmand, organisé par les élèves de S.E.G.P.A, a été alors offert à toutes les personnes présentes : élèves, enseignants, délégués du CA, membres du FSE et représentants des parents d’élèves, sans oublier les membres des Normandisent !

Pendant la récréation, M. Rolland a tenu à rencontrer l’ensemble des professeurs de l’établissement pour échanger avec eux. Il a ensuite rencontré des CM2 qui étaient venus participer à des ateliers disciplinaires en physiques et en arts plastiques. Le recteur a ainsi pu aider deux élèves en physique. Après être passé par le CDI où avait lieu une séance d’AP, il a visité la galerie d’art et a assisté à la répétition du spectacle de théâtre-chorale du collège.

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En plein cours de Physique-Chimie avec des 6es et des CM2.

Dans l’ensemble, tout le monde a trouvé M. Rolland sympathique. «Je l’ai trouvé très abordable, ouvert à la discussion et aux problèmes que peut rencontrer un collège » souligne la présidente de l’APE. M. Auvray, professeur d’EPS, a trouvé que c’était très positif qu’il s’intéresse à sa discipline et au gymnase qui a été incendié il y a quelques mois. M. Bignon, enseignant de mathématiques, conclut : « J’ai trouvé ça bien qu’il vienne pour voir le collège de plus près ».

Suite à sa visite, M le Recteur a twitté « #CollègeJeanMonnet, l’éducation prioritaire pour la réussite des élèves ! Merci aux enseignants, équipes et parents mobilisés. » Visiblement, il a apprécié sa visite !

Trois questions à M. Rolland :

Pourquoi êtes-vous venu dans notre collège ?

J’ai voulu venir au collège Jean Monnet pour voir comment vivait un collège en éducation prioritaire. J’aime voir fonctionner les différents établissements de l’Académie.

Quel est le rôle d’un recteur?

Mon rôle est une fonction : j’assure le suivi de la politique éducative dans l’académie. Avant d’être recteur, j’ai eu un métier, j’étais professeur d’histoire-géographie spécialisé dans l’Amérique Latine.

Y a t-il une formation pour devenir recteur?

Il n’y a pas de formation pour être recteur, on se sert de notre expérience passée pour mener à bien nos missions.

Néo Dubois, 6e – Salomé Pringault, 5e / photographies personnelles

Notre voix peut tout changer !

11_candidatsLes jeunes membres des Normandisent s’intéressent à la politique en général, et aux présidentielles en particulier. Au lendemain du premier tour de l’élection, ils ont voulu savoir à quel point les candidats se souciaient d’eux et de leurs préoccupations et si leurs camarades partageaient leur intérêt.

Les élèves ont décrypté les programmes des candidats pour la jeunesse. Parfois en vain : « c’est choquant que certains ne parlent pas d’éducation » souligne l’un d’eux. Si mettre moins d’élèves par classe fait l’unanimité, le port de l’uniforme suscite davantage de débats : « je suis contre car on a le droit de s’habiller comme on veut », « c‘est mieux car ça évite les critiques ». Si l’éducation les intéresse car cela les concerne directement, l’écologie, présente dans les programmes, est également au coeur de leurs préoccupations, tous voulant « réduire la pollution ». Certains iraient même plus loin que B. Hamon et ses menus bio à la cantine en rêvant au retour des « voitures à pédales » !

infographie1Même si les collégiens en général se sentent peu concernés par la politique, « je n’y comprends rien », « je suis trop jeune», « ils font des promesses qu’ils ne tiennent pas », « ça m’énerve ces débats inutiles», les présidentielles ont soulevé leur intérêt. 93 % des élèves interrogés connaissaient, au lendemain du premier tour, le nom des deux candidats vainqueurs. La grande majorité l’a appris par la télévision, quelque uns, comme Mattéo, par les réseaux sociaux ou par leurs parents. La plupart savent même pour qui ils voteraient s’ils étaient en âge de le faire : 63% pour Macron, 11% pour Le Pen. Beaucoup regrettent de ne pas avoir pu voter, s’exprimer et s’interrogent même sur l’influence des sondages qui ont précédé le vote : « ils inventent des choses et ça marche ! ».

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Et en 2022 pour les prochaines présidentielles ? Les élèves de 3e pensent que le droit de vote est important car cela « peut changer le cours des choses ». Mais si les candidats veulent vraiment les intéresser à la politique, il leur faut « tenir leurs promesses », « simplifier les programmes », « proposer des choses possibles, cohérentes avec la vraie vie ». Certains vont même jusqu’à rêver d’une VIè République ! Ils iront voter car ce sera « l’occasion de donner son avis », un vrai « devoir de citoyen ».

Article collectif rédigé dans le cadre du concours « Reporter 2.0 » Tendance Ouest / Clemi

Photographie et infographies personnelles